VISITE VIRTUELLE DU CHATEAU .

Le portail .

L'entrée principale s'intègre dans un long ensemble architectural que l'on découvre en arrivant sur la place située devant le château . A droite du portail, les terrasses dominent les douves profondes et sont bordées par une balustrade dont les entrelacs de pierre dessinent le chiffre de Diane, des deltas entremêlés et le monogramme de Louis de Brézé. Elles s'étendent jusqu'au pavillon d'angle dit " pavillon de la vénerie ". A gauche, les terrasses ont fait place au pavillon et à l'hémicycle construits par le duc de Vendôme entre l'aile du château et le pavillon d' angle dit " pavillon du Gouvernement " qui fut alors transformé . Au-delà, enfin, s'élève la chapelle funéraire, bâtie, on l'a vu, un quart de siècle après le château . L'emploi de la brique encadrée de pierres blanches donne à ces différentes constructions une tonalité gaie qui se marie heureusement au vert des pelouses et des frondaisons du jardin et du parc.
Le portail offre l'aspect d'un véritable arc de triomphe dressé à la gloire de la déesse de la chasse, avec ses incrustations de marbres précieux et ses quatre colonnes doriques encadrant la porte cochère et les deux petites portes latérales . Au-dessus de l'entrée, le linteau de marbre noir porte gravée la dédicace suivante :

Phœbo sacrata est almae domus ampla Dianae Verum accepta cui cuncta Diana refert.

(Cette magnifique demeure a été consacrée par Phoebus à la bonne Diane qui lui offre en retour tout ce qu'elle en a reçu).

 

Rez-de-chaussée du château .

Une fois dans la cour d'honneur , on voit, à droite, la chapelle et, à gauche, l'aile subsistante qui forme aujourd'hui le château.
Une partie seulement des appartements est ouverte à la visite .
Au rez-de-chaussée, on pénètre dans le grand vestibule créé par Claude Desgots sur l'ordre du maréchal de Vendôme. Il est dallé de noir et blanc et ses murs sont décorés de pilastres cannelés à chapiteaux corinthiens, tandis que des consoles supportent des bustes d'empereurs romains.
Le somptueux escalier d'une seule volée, avec sa rampe de fer forgé au chiffre du maréchal, conduit aux appartements du premier étage. Deux guerriers porteurs de torchères, sculptures du XVIIe siècle, encadrent la porte qui mène aux salons. Ce vestibule abrite aussi deux meubles, provenant de l' ancien couvent des Cordeliers d'Anet : un grand buffet de sacristie entre les deux fenêtres donnant sur le parc et, sous l'escalier, une table de réfectoire à dessus en marbre de Languedoc. Près de celle-ci on voit la chaise à porteurs qu'utilisait le duc de Penthièvre dont elle porte les armoiries.
A droite du vestibule, 3 portes dorées au chiffre de Louis-Joseph de Vendôme s'ouvrent sur le Salon Rouge. Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, cette pièce servit de chambre à coucher. Elle fut occupée à plusieurs reprises par le Grand Dauphin, fils aîné de Louis XIV. Son plafond, peint par Audran, fut reconstitué au siècle dernier d'après des documents anciens et s'orne d'une rosace de chauves-souris, emblèmes de la nuit. La pièce est garnie de beaux meubles du XVIe siècle, dont celui de droite, rehaussé d'or, est attribué à Jean Goujon . Au centre pend un lustre décoré de fleurs de lys . On remarquera à gauche une Vierge du XVIe siècle due à Andrea della Robbia et, sur le meuble " secretum meum ", une peinture représentant Henri II et Catherine de Médicis . La cheminée monumentale en stuc est surmontée d'un lourd cénotaphe, motif fréquemment utilisé dans la décoration du château . Une vitrine contient plusieurs souvenirs de Diane de Poitiers : un parasol de soie verte frangé d'or, portant son chiffre, une mèche de ses cheveux prélevée au moment de la profanation de sa sépulture en 1795 par des révolutionnaires, une dague, des livres, une gourde en ivoire lui ayant appartenus.
A gauche du vestibule, un cabinet garni de vitrines permet d'admirer une remarquable collection de faïences anciennes. Au fond sont disposés des plats de Bernard Palissy , des Urbino, des Faenza et deux candélabres de Saint-Porchaire. Les vitrines de droite et de gauche renferment des faïences de Rouen des XVIIe et XVIIIe siècles.
Au-dessus des vitrines sont placés trois anges d'Andréa della Robbia . Le sol est pavé de carreaux, fabriqués à Rouen par le célèbre céramiste Abaquesne : au XVIe siècle de tels carreaux revêtaient l' ensemble des sols du château .
Le cabinet des faïences conduit vers la salle à manger qui est décorée d'une série de tapisseries des Flandres représentant la chasse au faucon, la chasse au canard et la chasse à l'ours . Deux cariatides en bois de noyer, sculptées par Puget, soutiennent la cheminée monumentale portant les armoiries de Diane de Poitiers et surmontée d'une inscription tirée de Virgile : " Dapibus mensas orneramus inemptis " (Nous chargeons nos tables de mets qui ne sont pas achetés),
inscription qui figurait sur le foyer de l'ancienne salle à manger du XVIe siècle. Un médaillon d'albâtre représentant une Diane au cerf et attribué à Jean Goujon décore le centre du manteau de cette cheminée.

 

Premier étage du château .

Le grand escalier conduit à un palier d'où l'on jouit d'une belle vue sur le canal dessiné par Le Nôtre. On entre ensuite dans la salle des gardes, longue de quinze mètres. On remarquera un portrait de charles IX, fils d' Henry II et de Catherine de Médicis, un portrait de Marie de Médicis, reine de France et un tableau " La tasse de chocolat " représentant le duc de Penthièvre entourés par le prince et la princesse d' Omballe et leur fille, Adélaïde d' Orléans, épouse de Philippe Egalité et mère du roi Louis Philippe.


Le mobilier de cette salle compte de nombreuses pièces d'époque Renaissance et il faut signaler les bronzes, des faïences , un berceau et une curieuse malle cloutée aux armes d'Henri II . Aux murs sont accrochés des tableaux intéressants dont un portrait supposé de Diane de Poitiers par le Primatice.
A la suite de la salle des gardes, se trouve la chambre d'honneur avec un superbe lit à colonnes sculpté aux croissants de Diane. Les tissus, les broderies qui le garnissent sont d'une grande beauté . Sur le mur, une tapisserie du XVIe siècle représente Joseph expliquant ses songes au Pharaon ; on remarque aussi 2 tableaux de l'école de Fontainebleau.
Dans la petite tourelle adjacente, servant de cabinet de toilette, on voit un meuble à bijoux d'époque Renaissance et des vitraux d'origine dessinés par Jean Cousin .

 

La chapelle du château .

Cette chapelle, terminée en 1550, était une des œuvres préférées de Philibert de l'Orme. Elle est en forme de croix grecque . Le dôme, l'un des premiers construits en France, se compose de caissons qui produisent une grande impression de hauteur et de légèreté. Le pavement en marbres précieux reproduit exactement le dessin en projection des caissons du dôme et au lanterneau correspond la rosace du centre, incrustée comme un bijou de marbres de couleurs provenant de la démolition de palais d'empereurs romains .
Jean Goujon est l'auteur présumé des bas-reliefs qui ornent les voûtes. Les Renommées annoncent la Résurrection du Christ et, à l'intérieur des bras de la croix grecque, des angelots portent avec une joie triomphante les instruments de la Passion, signes visibles de la Rédemption : les tenailles et les clous, l' éponge au bout du bâton, la couronne d'épines, le coq de saint Pierre et l'épée avec laquelle il coupa l'oreille de Malchus, le voile de sainte Véronique... Les statues des douze apôtres ont longtemps été attribuées à Germain Pilon . Au-dessus de l'entrée est aménagée une tribune du haut de laquelle Diane de Poitiers assistait aux offices. Les portes qui s'ouvrent sur le péristyle ont conservé d'admirables panneaux sculptés et celle du milieu de curieux panneaux découpés à jour .
Les autels, enlevés après la Révolution, viennent de retrouver leur place :ils avaient été dessinés par de l'Orme.

 

La chapelle funéraire .

En 1565, un an avant sa mort, Diane de Poitiers confia à Claude de Foucques, architecte des princes de Lorraine, le soin d'établir les plans de la chapelle qui fut consacrée en 1577.
Construit en briques et pierres, cet édifice comporte une façade avec un premier ordre composé de quatre pilastres corinthiens encadrant la porte centrale et deux grandes niches latérales qui abritent les statues de la Foi et de la Charité. La porte est surmontée d'un motif rectangulaire puis d'un oculus qu'encadrent, en bas-relief, les figures symboliques de la Nouvelle et de l' Ancienne Loi . Au-dessus d'un large entablement, un attique à trois compartiments est couronné par un fronton plaqué contre un motif architectural que domine un groupe sculpté de trois Renommées s'appuyant sur un tombeau aux armes de Diane.
L'intérieur de la chapelle est voûté en berceau. Aux deux tiers de la nef, devant le chœur et au-dessus du caveau, s'élève le monument funéraire qu'on a parfois attribué sans preuves à Pierre Bontemps et qui figure, sur un cénotaphe de marbre noir , Diane de Poitiers agenouillée en prière .
Le retable d'autel, qui, lui, pourrait bien être de Bontemps , représente l' Adoration des Mages. Il a été très mutilé pendant la Révolution . A l'origine, il supportait une statue de la Vierge, patronne de cette chapelle.
Il est intéressant de noter que cette construction d'inspiration antique et de belles proportions constitue un type nouveau qui fut repris à Saint-Bruno de Bordeaux pour se généraliser au XVIIe siècle.

 

Le parc .

L'architecte Philibert de l'Orme, après avoir terminé la construction du château, crée un jardin composé de 24 carrés de fleurs, légumes et plantes aromatiques, entouré d'une galerie en forme de cloître permettant la promenade à l'abri du soleil et de la pluie. De chaque côté s'élevaient deux fontaines de marbre blanc. Plus tard, Dupeyrac, Claude et Jacques Mollet, célèbres jardiniers royaux, embellissent le jardin, en l'enrichissant de trouvailles personnelles .
En 1685, le parc est entièrement transformé par Le Nôtre, filleul de Madame Mollet. Celui-ci rase la galerie et les carrés de la Renaissance, nivelle le terrain pour créer de nouveaux compartiments ornés d'une décoration florale en forme de broderies. Un grand canal rectiligne avec chute d'eau, est creusé dans l'axe du Château .
Après la Révolution de 1793, le parc demeura à l'abandon pendant soixante ans : il est dévasté, déboisé, et loti parmi de nombreux petits propriétaires .
C'est au milieu du XIXe siècle que le parc est reconstitué, racheté petit à petit et redessiné par le célèbre paysagiste Bühler qui réalise à l'époque plusieurs jardins municipaux et privés .

C. Y .

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